Bon ! Pour me faire pardonner, j'ai voulu me dépêcher et maintenant, je trouve ce chapitre baclé, court, et moins bien que les autres.... n'hésitez pas à me dire vos impressions !! ça me remonte toujours le moral !!
Lorsque ma mère est revenue, Aria ne respirait déjà plus, Ensuite je suis partie, j'ai quitté la maison et me suis installée chez mon oncle, le père à Peter. Ma mère comprenais mon besoin de solitude et m'envoyais de l'argent dès que j'en demandais. Mais je ne lui parlais plus, je ne la voyais plus et je faisais passer mes demandes par Peter qui allait jouer avec Silver et Alyster après mon départ.
Chaque fois, elle m'envoyais un petit mot avec l'argent, je le lisais mais n'y répondais pas. D'ailleurs, elle n'attendais pas de réponse. C'était juste sa manière a elle de me montrer qu'elle me considérait toujours comme sa fille et que j'avais ma place à la maison. Je n'étais jamais retournée chez moi avant ces derniers évènements. Je n'avais pas non plus revu ma famille.
Mais un jour j'ai réalisé que je ne pouvais pas me morfondre éternellement. De plus je gênais Peter et son père en restant chez eux. Certes j'étais de leur famille mais ils ne m'avaient jamais adressé la parole depuis trois ans, depuis cette journée... Il me répondaient par des hochements de têtes, craignant de lâcher une phrase malheureuse qui me ferait revenir a mon état initial, ce moment de ténèbres où la mort de ma s½ur m'a plongé.
Eh oui ! j'ai connu pire que ces derniers jours... je ne parlais pas sauf en cas de première nécessité. Je mangeais le minimum pour survivre, je souffrais d'insomnie, ruminant les dernières paroles de ma s½ur durant des jours. Quand le sommeil me gagnais enfin, j'étais poursuivie par une longue série de cauchemars sans fin. Je me réveillais en hurlant à pleins poumons, allant m'excuser auprès de mon oncle, sachant qu'il devait être réveillé vu les hurlements que je poussais immanquablement.
Un jour j'ai même pensé au suicide.
Cette nuit là mon rêve le plus affreux m'était apparut deux fois de suite... celui où je tue ma s½ur et la dévore. Ce rêve me déstabilisai toujours énormément et suite à celui-ci je ne dormais pas pendant plusieurs jours. Cette fois-ci, j'avais reçu une lettre de ma mère me demandant de lui répondre. J'avais réfléchi durant des heures, des jours, pesant le pour et le contre. J'avais choisi de ne pas répondre et avais envoyé Peter annoncer la nouvelle à ma mère.
Et j'attendais, figée sur mon lit, touchant à peine à la nourriture que mon oncle m'apportai, tout en me suppliant de sortir pour me transformer, car cela faisait plusieurs semaines que je ne l'avais pas fait. A chaque fois, je refusais.
Mais mon état, mental comme physique, en était grandement affecté, et, terriblement fatiguée, je me suis endormie, et j'ai refais ce rêve...je me suis réveillée, tremblante de peur. Mais ma fatigue était telle que je me rendormais aussitôt ... Refaisant ce cauchemar une fois de plus, me réveillant plus affolée que jamais...
Cette fois, j'ai craqué et j'ai commencé à me transformer, émettant des hurlements de douleur, à moitié transformée, j'ai vu mes griffes acérées et j'ai pensé à la mort. Au repos qu'elle apportait... et j'ai... j'ai plongé mes griffes dans ma poitrine. J'étais si bien. Je sentais la douleur mais ... cette fois je savais qu'elle aurait une fin.
Alerté par mes hurlements, mon oncle est venu me voir et, en me voyant m'enfoncer une main dans mon corps, il se rua sur moi et me plaqua au sol tout en appelant Peter. Celui-ci arriva, à moitié endormi et surtout surpris et inquiet d'avoir entendu de la panique dans la voix de son père. En le voyant sur moi, il mit un instant à tilter mais son nez se plissa rapidement, sous l'effet de l'odeur suave de mon sang s'écoulant abondamment de ma plaie.
Affolé, il réagit tout de suite et s'approcha de moi pour examiner ma blessure, étant très doué en médecine. Il vit aussitôt que je m'étais auto-infligé cette blessure. Il alla dans sa chambre chercher sa trousse de secours, en profitant pour faire un détour par la remise, et revint, peu de temps après, sa trousse dans la main gauche et une corde dans la droite. Il demanda à son père de l'aider à m'attacher et, une fois cela fait, il entreprit de me soigner au mieux avec les moyens du bord et de me faire reprendre forme humaine.
Trois jours plus tard, mes plaies au ventre s'étaient guéries mais mon état mental se dégradait de jour en jour. Peter et son père ne savaient plus quoi faire pour m'aider...
Puis à l'aube du quatrième jour... j'ai pété un câble et je me suis mise à tout détruire -en donnant des coups de pieds dans les meubles vu que, pour "ma propre santé" Mes geôliers m'avaient attaché les mains. Mon oncle, en entendant tout ce boucan accouru et je me jettais sur lui... autant par vengeance, pour ce qu'il m'avait empêché de faire, que par rage, cette rage sourde qui augmentait en moi depuis ma tentative de suicide.
Mon oncle qui n'était pas du tout préparé à cette attaque, n'eut pas le temps de se défendre et tomba sous la force des coups que je lui portai. Peter arriva et le vit, ensanglanté, prostré par terre, mais avant qu'il n'ait le temps de faire la moindre pas vers lui, il me vit. Encore aujourd'hui, je me demande ce qu'il a vu, sûrement une furie couverte du sang de son père, en train de foncer sur lui... Je me demande s'il a eu peur.
Mais bon... je n'ai pas eu l'occasion de lui faire du mal, vu que ma mère, prévenue de mon état par mon oncle, arrivai à la maison à cet instant et m'emprisonnai fermement par la taille. Puis, voyant ce que j'avais fait à mon oncle, elle me giffla et partit voir mon oncle, me laissant seule. A cet instant j'ai réalisé ce que je venais de faire. J'avais à moitié tué mon oncle, la seule personne que je sentais de mon côté.
Là, j'ai paniqué inutilement et je me suis enfuie. Ma mère et Peter étaient bien trop occupés à secourir mon oncle pour s'apercevoir de mon absence. Alors j'ai couru. J'ai muté et couru jusqu'à Londres. Epuisée, je me suis introduite dans la demeure d'un homme richissime.
*fin du flash*
Et la suite je n'ai pas besoin de te la raconter... Tu la sais déjà ...